Expression libre d’un sans papiers

L’appel d’un Sans-Papiers

Face au châtiment de déesses de l’enfer

 O pro-déo….

Qui décrira nos vies désormais ? Qui soulignera dans nos récits un fait, un incident et des évènements?  Maintenant que aux portes du palais on fait payer celles et ceux qui viennent te réclamer justice. …la suite

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Le sans papiers entre quête et conquêt‏e

Ce que je dois à la naïveté

 

 Comment expliquer tout le chemin qui conduit l’immigré à acquérir ce statut de sans papiers ? La raison, le moyen, la méthode et le lieu de départ, conditionnent son statut dans la société d’arrivée. Il vit dans un monde parallèle aux autres. Son nouveau monde  ne ressemble en rien à l’image qu’on lui a fait miroiter un jour, bien avant son départ. Et rares sont ceux qui le connaissent et le reconnaissent. Certains remettent en question les raisons de son départ, d’autres, le moyen et pour d’autres encore c’est son objectif et son rôle qui posent problème…la suite

 

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Expression Libre d’un sans papiers

Cela n’arrive pas qu’aux autres

Retour au pays des merveilles, les pieds sur terre, la tête sur les épaules, mais avec un esprit toujours aussi rêveur, toujours plein de mystères.

Mon monde n’a jamais été aussi triste, et sombre que ce jour là, le jour où j’ai frôlé la fin, le jour du début.

A cet instant, Je me suis demandé : qu’est ce qui m’attache tant à cette vie ? Est ce la foi ? Est ce la peur de faire mal aux autres ? le vouloir vivre à tout prix, le vouloir de survivre. Est-ce l’instinct de vie, ou l’instinct de survie ?

Une vie en mode pause

Une vie en mode pause, un réveil sans réveil, une dérive sans fin, des idées brèves, obscures, que je n’ose même pas développer.

C’est moi neuf ans après, voilà ma vie, 30 ans après.

Le doute plane, la panique domine et ma vie oscille encore et encore. Je rêvais d’un monde simple, d’un monde juste. Mais aujourd’hui, mon seul rêve est celui de la liberté.

Ma vie ne ressemble plus à rien : les jours se succèdent, les jours se ressemblent et le même cauchemar revient toujours : celui du retour sans rendez-vous, celui de la fin avant la fin.

Un cycle sans fin, une fatigue qui s’accumule, une perception de la réalité altérée par une souffrance et un rêve qui ne dure que le temps d’un sommeil : telle est ma vie.

Comment espérer alors que mes pieds restent ancrés au sol ? Comment avancer sans connaître la direction ? Je pensais fuir une terre sans lois et me voilà un individu sans droits, transparent pour les uns, menaçant pour les autres.

ET Si….

Si j’étais à leur place, aurais-je fait quoi ? Comment aurais-jeréagis ? Je sais que cette question est vraiment stérile que tout est normal et rien n’est étrange.

Le Si n’est qu’un catalyseur de haine et de regret Le si c’est la source des malheurs.

Alors comment vivre sans ce fameux Si ? Comment inspirer sans expirer les remords de mes échecs ? Comment avancer sans se retourner ? Des fois, j’ai l’impression que je dérive dans un océan de délires mais j’ai la certitude que c’est ce peu de réflexion qui me permet de toujours m’accrocher à la vie.

La logique, parfois, trompe, la logique, parfois, tue. Parce que face à elle, la réalité se tient debout sans crainte des paradoxes. La réalité nous ramène sur terre aussi malheureux que l’on soit. La réalité éclaircit nos yeuxNotre vie est plus qu’une chronologie régie par une loi. Et si c’est vraiment le cas, cette loi n’est autre que le destin. Sinon, comment expliquer tout ce désordre au sein de cet univers totalement ordonné et mystérieusement adapté à toute sorte de vie pour toute sorte de créatures ?

Le destin : un mot qui fait rire les uns, un mot qui apaise les autres, un mot en conflit éternel avec le hasard.

Entre moi et toi

Si on fuit, c’est souvent avec une bonne raison et lorsque l’on revient c’est avec raison. Mais il arrive qu’on ne décide ni de l’un ni de l’autre, il arrive qu’on échoue, qu’on se perd sans savoir ni pourquoi, ni quand on a quitté la route.

Si je t’aime, je ne peux que haïr la moindre indifférence de ta part. Si je t’aime, je ne peux te promettre de rester fidèle, car si j’étais capable de t’aimer je ne pourrai m’empêcher d’en aimer d’autres et d’autres encore. Si je t’aime, mon amour est hypocrite car je ne peux te vexer par crainte de te perdre. Mon amour est sans raison car je ne peux me retrouver loin de toi. Si je t’aime, c’est parce que j’ai aimé avant toi cette autre partie de moi, cette terre qui m’a adopté sans mon avis, si je t’aime je ne serai qu’en partie à toi.

L’héritage

On crée les armes et on pleure les morts. Et entre nous et les autres c’est plus qu’une histoire de jugement : c’est avant tout une histoire de préjugés et surtout une histoire de méfiance et de confiance avant que ce soit une histoire d’amour et de haine, on nage dans un monde dominé par les images. Nos yeux ne voient pas loin au delà des couleurs, et notre identité reste prisonnière de nos récits et de nos mythes. Des réalités et des mensonges qu’on fait passer d’une génération à une autre et au fil du temps, le décryptage de tout cet héritage devient un fantasme plus qu’un rêve, et plus le temps passe plus le doute laisse place à la certitude, la certitude qu’on a raison et que les autres ont tort.

Pourquoi aller chercher si loin la raison, est ce parce que je rejette la responsabilité de tout ce chaos sur les autres ? Je m’efforce de croire le contraire. Et même si je n’y arrive pas je me rassure en disant que moi et l’autre ne font qu’un. Sinon comment affirmer l’existence de l’un en l’absence de l’autre ?  J’ai appris tout petit que prouver l’existence de certaines  entités passe par la démonstration de l’existence de leurs opposés et je résume parfois la vie à une coexistence étonnante des contradictions.

Une guerre interminable entre le juste et l’injuste, entre le bien et le mal et une rivalité incessante entre moi et l’autre.

Notre monde ne date pas d’hier, et loin de toute croyance à la réincarnation, notre vie n’est qu’un prolongement de celle de nos ancêtres, nous portons un héritage lourd, un héritage empoisonné.

A

L’été d’un sans papiers au polygone de l’indignation

Le mouvement des sans papiers en Belgique, en parallèle avec les autres mouvements de protestation et d’indignation, poursuit son chemin. Pour les sans papiers, été comme hiver, la situation ne change pas.

Le 11 juin 2011, alors que déjà certains préparaient leur départ pour les plages ensoleillées du sud, des indignés, avec ou sans papiers, choisissaient une compagnie aérienne comme destination, lors d’une action de tractage et d’affichage devant le siège de son agence. Le but était d’attirer l’attention sur l’implication de ces compagnies dans les politiques de déportation.

Un agent commercial de l’agence a nié que les avions de la RAM acceptaient des personnes expulsées dans leur vols, mais une petite recherche a confirmé le contraire. Sur le site officiel de la compagnie, en effet, on peut lire dans la rubrique bagages : « Armes et munitions: Munitions et Armes à feu (pistolets, revolvers, etc…) à l’exception des armes non chargées des escortes accompagnant des passagers déportés ou expulsés » (1)

Cette action née de rencontres dans les espaces publiques, comme l’action du don de sang organisée le 29 Juillet 2011, s’est inscrite dans une volonté d’ouverture du mouvement des sans papiers .

Pendant l’été, un mouvement d’indignation est arrivé au boulevard de Stalingrad au pieds du porte voix, une œuvre artistique réalisée à la mémoire des immigrés marocains.  Devant ce tas de ferraille qui ne porte plus son nom, des centaines de personnes, souvent sans papiers se sont rassemblées pendant deux mois et presque tout les soirs lors des assemblées populaires des sans : sans papiers , sans logement sans travail , sans droit …les sans voix. Et même si ces assemblées populaires n’étaient qu’une importation pure et simple d’un mode de protestation qui a vu le jour ailleurs en Europe, le mouvement des sans papiers en Belgique, sorti de son sommeil en 2010, a démontré qu’il a apporté quelque chose de nouveau dans la lutte des sans papiers : la prise des espaces public .

Qui pensait que ces gens, considérés comme illégaux, menacés d’expulsion à chaque moment, oseraient maintenir pendant deux mois une présence au plein centre de Bruxelles?

Le 31 Juin 2011, après 30 jours de discussions et de sensibilisations, la décision de monter un campement a été prise. Tout de suite après l’annonce, c’est tout un mode de vie qui s’est mis en place: solidarité, organisation et participation. Vingt tentes implantées entre les deux allées du Boulevard, des espaces et des groupes de travail qui se constituent, l’enthousiasme qui grandit au fil des heures, mais aussi l’incertitude. Dans l’espace public comme dans le privé, nos mouvements et même nos déplacement sont conditionnés par des lois. Et comme nous l’avions prévu, le lendemain du 31 juin, vers 7h30, un agent de la commune de Bruxelles est venu nous exprimer son mécontentement. Les campeurs indignés occupaient un espace public sans autorisation, et de plus, ils représentaient un trouble à l’ordre public . C’était bien de mauvaise augure, car trente minutes plus tard, un autre flic débarquait, sourire moqueur à la bouche, main sur la matraque pour avertir les personnes présentes qu’elles avaient dix minutes pour évacuer les lieux, sinon c’était l’arrestation.

« Vous avez 10 minutes pour partir. Perdez vous dans la nature, sinon c’est le centre fermé disait-il. »

Une déception en soi ? Non, parce que cette sensation de liberté, la liberté de gérer son espace de vie, de construire quelque chose avec les autres, ceux avec qui on partage les mêmes rêves et les mêmes inquiétudes, ont dissipé la frustration.

Le soir même, une assemblé a été tenue sur place. La tension atteignait son comble. On cherchait à se remonter le moral les uns les autres. Si nous n’avions pas réussi à tenir le campement, ce n’était pas à cause de ceux qui y avaient participé. Les AP (assemblées populaires) se sont poursuives dans l’espoir de mobiliser plus de gens et de faire comprendre que le combat des sans papiers ne doit être en aucun cas isolé du reste des combats.

C’était déjà l’été, le soleil a retardé son arrivée, mais on voyait déjà le mouvement d’indignation s’essouffler en Belgique.

Une bonne nouvelle est alors arrivée: les occupants afghans du polygone venaient de trouver un accord avec les responsables : un permis de séjour contre un contrat de travail. Les membres du Collectif Sans Papiers Belgique pensaient que dès lors, rien ne les empêchaient plus de rejoindre le Bâtiment, d’occuper une petite partie et d’en faire un espace de vie et de travail politique.

Le 15 Juillet 2011 au soir, un petit groupe du collectif occupe une salle vide. L’accueil n’est pas chaleureux, mais au fil du temps, une certaine cohabitation s’installe entre les différents groupes, une cohabitation qui reste toujours fragile, faute de soutien d’organisations.

Le 19 Juillet, une marche de sans papiers prend le départ de la place Saint Josse, direction le Cabinet du secrétaire d’état à la politique de migration, sous le slogan : on survit ici, on lutte ici, on reste ici, mais pas sans droits!

Presque 300 personnes scandent le slogan.

Sans papiers, sans droit, écrasés par la loi… Nous arrivons rue de la loi. Les manifestants sont surpris par le refus du cabinet de recevoir une délégation. Mépris pour les uns, indifférence pour les autres… Alors que des sans papiers quittent le rassemblement, résignés et déçus, les plus téméraires décident d’envoyer un message aux responsables : descendez, descendez, descendez! Façon de dire qu’entre les responsables et la réalité, il y a tout un décalage. Et c’est ainsi que presque 150 personnes, la plupart des sans papiers, décident de bloquer la rue de la loi, provoquant le chaos sur les routes de Bruxelles.

Immédiatement, des caméra de télé arrivent, preuve encore une fois que le spectaculaire attire plus que le discret, même si le message est le même. Les forces de l’ordre se préparent à charger. L’ordre n’est pas encore donné, et le porte parole du collectif SPBelgique entre en contact avec un officier sous le regard méprisant de quelques anarchistes.

Il ne reste dans la rue de la loi que 150 sans papiers, soutenus par une dizaines de militants. Trente minutes plus tard, le cabinet change d’avis et accepte de recevoir une délégation.

L’entretien ne dure qu’une heure, sans aucune avancée concrète. Toujours le même discours : c’est la crise c’est la crise c’est la crise… On ne peut rien faire.

Encore une action qui n’apporte rien, qui ne change rien ? Pas vraiment. Le fait d’obliger le cabinet à accepter une délégation seulement parce que 150 personne se sont unies a démontré l’importance de l’effet de masse dans ce genre d’action.

De retour au polygone après l’action, la priorité est de gérer cette occupation : une occupation hétérogène dans tous les sens du terme. Et de nouveaux combats commencent. Entre l’idéal et la réalité, entre l’initiative personnelle (pour ne pas dire l’ego) et la participation collective, entre la volonté de changer le monde et l’instinct de survie.

Le polygone, un bâtiment qui porte bien son nom : poly par sa diversité culturelle, poly par la multitudes des causes qu’il porte, et poly par son histoire.

Un espace ouvert 24/24h plus qu’un espace public, dans lequel et malgré toutes les bonnes volontés, les mots « coordination , communication et organisation » n’ont pas trouvé de place, laissant le désordre régner. Et les vacances n’ont pas arrangé les choses. La plupart des militants ont profité de ce temps pour prendre un moment de repos, à l’instar des politiciens.

Les derniers indignés quittent le polygone, et même ceux qui voulaient en faire un terrain d’expérience politique laissent tomber. Beaucoup d’énergie a été dépensée, et les objectifs ne sont pas atteints. La majorité des occupants ne demandent qu’à être assistée.

L’arrivée des expulsés de Schaerbeek n’arrange pas les choses. 42 enfants et une vingtaine d’adultes débarquent escortés par une voiture de police. Les occupants présents à ce moment là n’ont rien d’autre à faire que de les laisser rentrer. Comment laisser ces enfants, dont une grandes partie en bas âge, dehors?

Encore une fois, ce sont les précaires qui paient les erreurs des autres. Encore une fois, ce sont les précaires qui secourent les précaires. A ce moment là, presque 200 personnes occupent le bâtiment. Le risque d’expulsion est imminent, mais un mouvement de soutien s’organise.  Quelques avocats et associations tentent d’obtenir un délai supplémentaire.

Et c’est déjà la rentrée.

On peut enfin compter sur quelques soutiens: et effectivement, deux mois de sursis sont accordés.

Le spectaculaire attire à nouveau les médias. Durant une semaine et quasiment tout les jours, des journalistes défilent au polygone. Des appels au secours sont lancés. Il s’agit maintenant des enfants, qui cohabitent difficilement avec des sans papiers selon les dires d’un de ces journaliste. Maintenant on ne parle plus du polygone comme un espace d’indignation, mais plutôt comme un squat insalubre.

Quelque jours plus tard, les secours communaux d’Ixelles décident de prendre leurs responsabilités en offrant des colis d’urgence alimentaires tous les jours de la semaine , sauf le weekend bien sûr, car le weekend c’est repos pour les responsables ..

A ce moment là, les membres du SPBelgique décident de quitter le lieu. Un communiqué de presse est envoyé pour annoncer le départ.

 « …Nous avons essayé de notre mieux d’apporter notre participation à la gestion du bâtiment  et d’installer un mode de vie alternatif et une certaine solidarité entre précaires, mais nous nous sommes retrouvés seuls face à beaucoup de problèmes, un engagement qui nous a pris beaucoup d’énergie au dépend de notre lutte politique.

      Parce que nous refusons d’être encore une fois stigmatisé, et parce que nous refusons les colis alimentaire d’urgence qui est la seule réponse des responsables, nous avons décidé de fermer notre local au polygone sachant que des personnes sans papiers continuent toujours à squatter le bâtiment, mais à titre strictement personnel. 

Le Collectif sans papiers Belgique » (2)

Malgré ce départ, quelques membres continuent à s’investir comme ils peuvent, comme l’a fait Hocine qui a aidé une mère réfugiée à inscrire ses enfants dans une école. Hocine n’a pas changé le monde avec son acte, mais il a sûrement donné à nouveau espoir à cette famille qui a fuit les horreurs de la guerre .

L’histoire du polygone continue toujours. Les familles sont toujours laissées à l’abandon, comme celles de la gare du Nord expulsées de la rue vers la rue, simplement un peu plus loin, un peu plus exposées au vent et au froid.

Mais malgré ce paysage tracé, un peu noir, malgré les déceptions, SPBelgique gardera du polygone l’image de belles rencontres, d’initiatives audacieuses, de cette solidarité entre précaires et exclus, ces repas partagés et ces petits ateliers organisés : cours de langue, matchs de foot, sans oublier les moments de rire, et de joie qui ont brisé par moments ce sentiment d’amertume.

Le polygone a été pendant l’été le reflet de toutes les actualités à goût amer; situation catastrophique des réfugiés aux frontières de l’Europe forteresse, une Europe qui protège ses frontières au détriment de la vie de milliers de réfugiés, comme cela a été rapporté dans un article sur presseurope.eu .

«…L’Europe protège ses frontières mais pas les réfugiés. Ces morts sont victimes de non-assistance à personne en danger. Vingt-cinq jeunes hommes viennent de mourir étouffés par des gaz d’échappement dans la cale d’un bateau qui devait les emmener de Libye en Italie. Les morts de réfugiés sont devenues une routine inquiétante. On en parle comme de destins auxquels on ne pourrait rien changer»(3)

Changer un mot qui n’a plus de sens pour ces 25 victimes d’une stratégie de dissuasion mise en place pour lutter contre l’immigration. 25 morts qui s’ajoutent à des milliers de morts et de disparus dans les traversées. Des exilés qui fuient les bombes des armées du monde libre, ces même armées qui maintiennent encore sur place la plus part des dictatures.

Mais que peut faire l’Europe, pauvre Europe noyée dans sa propre crise? Que peut faire la Belgique, pays déchiré entre le nord et le sud? Que peuvent-ils à part mettre en place des mesures de répression, pour faire payer aux plus précaires de la terre les erreurs des plus riches? De l’austérité à la chasse aux sans papiers, en passant par la pénalisation des sans emplois, c’est toujours au nom de la crise que la situation se durcit.

SPBelgique a pris part à cette crise le 15 Septembre 2011, en jouant une pièce de théâtre devant la Bourse, la reproduction d’une conférence de presse. Les sans-papiers voulaient dénoncer l’acharnement des politiques envers eux, au nom de cette crise

«… Nous refusons d’être pris pour responsables, car nous n’avons ni vidé les caisses des banques, ni fabriqué des arme.»(4)

Le même jour, un accord entre les huit partis et sans la NVA promet la fin d’une gouvernance provisoire. Le NVA et ses projets anti-migrants n’auront pas de place au sein de l’éventuel prochain gouvernement.

Enfin une bonne nouvelle, à l’image de celle qui a fait la une de la presse le temps d’une journée: un sans-papiers se conduit héroïquement, sauve la vie d’un passager du métro bruxellois, et obtient sa régularisation.

Pour les sans papiers, le temps n’a plus de sens, et entre le passé et l’avenir, on se perd facilement.

Quels souvenir les sans-papiers garderont-ils de ce passage dans une clandestinité forcée ?

En attendant que les voies d’indignations convergent, le mouvement sans-papiers continue son chemin escarpé à la recherche d’un nouveau souffle.

Anas

Bruxelles octobre 2011

(1) voir site de la Royale Aire Maroc rubrique bagages spéciaux : http://www.royalairmaroc.com/Fr/Autour_du_voyage/A_l_aeroport/Bagages_1312_1320.htm

(2) Extrait du communiqué de presse de SPBelgique annonçant le départ du polygone

(3)  Extrait de « l’asile en Europe reste un mirage » : http://www.presseurop.eu/fr/content/article/830541-l-asile-en-europe-reste-un-mirage

(4) Extrait du communiqué de presse de SPBelgique de l’action du 15 Septembre 2011

Les procédures juridiques

En cours de construction. En attendant vous pouvez visiter :

http://www.adde.be/J_15/index.php?option=com_content&view=article&id=114&Itemid=140

Permis de travail modèle B et autorisation d’occupation d’un travailleur étranger

      • 1. Qui peut obtenir un permis de travail modèle B ?

      • La délivrance d’un permis de travail B au travailleur étranger, est liée à l’obtention par l’employeur, d’une autorisation d’occupation d’un travailleur étranger.

      • Un employeur qui veut occuper un travailleur étranger qui n’est pas en possession d’un permis de travail A ou C et qui n’est pas dispensé de permis de travail, doit au préalable demander l’autorisation d’occuper ce travailleur. Si cet étranger n’a pas de droit au séjour en Belgique, cette demande doit être faite avant que le travailleur ne vienne en Belgique.

      • Ce n’est que l’employeur qui peut faire la demande pour le travailleur qu’il souhaite occuper. Le travailleur étranger ne peut pas effectuer la demande lui-même. Si l’employeur obtient l’autorisation d’occupation, un permis de travail modèle B sera délivré au travailleur.

      • Le permis B est valable pour une durée de maximum 12 mois (prorogeable) et uniquement pour travailler chez l’employeur qui a fait la demande d’autorisation d’occupation ainsi que pour la fonction pour laquelle le permis a été délivré.

      • 2. Conditions ?

      • A. Conditions générales : 3 règles de base

      • L’autorisation d’occupation n’est accordée que s’il n’est pas possible de trouver parmi les travailleurs appartenant au marché de l’emploi un travailleur apte à occuper de façon satisfaisante et dans un délai raisonnable l’emploi envisagé.

      • De plus, le travailleur doit être ressortissant des pays avec lesquels la Belgique est liée par des conventions ou des accords internationaux en matière d’occupation des travailleurs : Algérie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Kosovo, Macédoine, Maroc, Monténégro, Roumanie, Serbie, Tunisie, Turquie.

      • Toutefois, le Ministre régional peut déroger à ces conditions pour des cas individuels dignes d’intérêt pour des raisons économiques ou sociales.


      • Le refus sera néanmoins systématique si:

      • – une décision négative sur le séjour a été rendue;
        – le travailleur est entré en Belgique de manière anticipée, sans permis;
        – les ressources découlant de l’occupation de l’emploi concerné ne permettent pas au travailleur de subvenir à ses besoins ou à ceux de son ménage;
        – l’occupation ne respecte pas les conditions de travail et de rémunération belges.

      •  

      • B. Exceptions :

      • Procédure simplifiée impliquant, selon la Région compétente, que les travailleurs sont exemptés de l‘examen du marché de l’emploi et/ou de l’obligation d’une convention avec le pays d’origine et/ou de l’interdiction de présence préalable sur le territoire.

      • 1.Catégories spéciales (article 9 et chapitre 6 de l’arrêté royal du 09/06/1999);

      • Stagiaires: les personnes âgées de 18 à 30 ans qui effectuent un stage, d’une durée maximale d’un an, c’est-à- dire l’apprentissage, auprès d’un employeur, d’une profession en continuation d’une formation préalable attestée par un diplôme ou un certificat d’études (12 mois)

      •  Personnel hautement qualifié ou poste de direction-avec ONSS (4 à 8 ans ou illimités);

      • -les travailleurs hautement qualifiés, diplômés de l’enseignement supérieur pour autant que leur rémunération annuelle brute dépasse 35.638 EUR (montant valable en 2009, il s’agit du montant indiqué à l’article 67 de la loi du 3 juillet 1978 et indexé chaque année.)

      • -les travailleurs occupant un poste de direction, pour autant que leur rémunération annuelle brute dépasse 59.460 EUR (montant evalable en 2009).

      •  Personnel hautement qualifié ou poste de direction-détaché (4 à 8 ans ou illimités);

      • Chercheurs (4 ans);

      • Professeurs invités (4 ans);

      •  Techniciens spécialisés qui restent liés par un contrat de travail avec un employeur établi à l’étranger et qui viennent en Belgique pour procéder au montage ou à la mise en marche ou à la réparation d’une installation fabriquée ou livrée par leur employeur à l’étranger (6 mois);

      •  Travailleurs détachés pour une formation professionnelle (6mois);

      • ·Sportifs professionnels ou entraîneurs : les sportifs professionnels âgés d’au moins 18 ans et les entraîneurs, pour autant que leur rémunération annuelle brute atteigne au moins 68.040 EUR (montant valable en 2009);

      •  Poste à responsabilité dans une compagnie aérienne ou office du tourisme – avec ONSS;

      • ·   Poste à responsabilité dans une compagnie aérienne ou office du tourisme – détaché;

      • Jeunes au pair, c’est-à-dire, les jeunes qui sont accueillis temporairement au sein d’une famille, où ils sont logés et nourris en contrepartie de légères tâches courantes d’ordre familial, en vue de perfectionner leurs connaissances linguistiques et d’accroître leur culture générale par une meilleure connaissance du pays en participant à la vie de la famille d’accueil (12 mois) (450 EUR par mois);

      • ·Artistes de spectacle pour autant que leur rémunération atteigne 29.729 EUR brut par an (montant valable en 2009);

      •  Conjoint et enfants de travailleur étranger (durée du séjour du travailler rejoint);

      • Les travailleurs venant en Belgique pour suivre une formation d’une durée supérieure à trois mois calendrier au siège belge du groupe multinational auquel appartient leur entreprise, et qui sont :

      • – soit non ressortissants d’un Etat membre de l’Espace économique européen (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Islande, Lettonie, Lichtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Slovaquie et Suède) et qui sont occupés dans une entreprise établie dans un Etat membre de l’EEE ;

      • – soit ressortissants d’un Etat visé à l’art.10 de l’AR   : Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Kosovo, Macédoine, Maroc, Serbie-Monténégro, Tunisie, Turquie;

      • – soit ressortissants d’un Etat membre de l’OCDE   dont notamment :Australie, Canada, Corée du Sud,  Etats-Unis, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Turquie;

      • · Les travailleurs venant en Belgique pour suivre une formation au siège belge du groupe multinational auquel appartient leur entreprise, et qui sont :

      • – soit non ressortissants d’un Etat membre de l’Espace Economique Européen et qui sont occupés dans une entreprise établie en dehors de l’Espace Economique Européen;

      • – soit non ressortissants d’un Etat membre de l’OCDE.

      • 2. Les ressortissants des nouveaux pays adhérents à l’EEE pouvant justifier d’un accès au marché de l’emploi de 12 mois minimum OU dont la demande concerne un métier en pénurie de main-d’œuvre;

      • – Jusqu’au 31/12/2011, pour les ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie ;

      • – Les travailleurs de ces pays et les membres de leur famille restent soumis à l’obligation d’obtenir un permis de travail B ;
        – Mais il n’y a pas d’examen du marché de l’emploi si le travailleur a déjà pu justifier d’une mise au travail de 12 mois minimum préalablement à sa demande ;
        – Pas d’examen du marché de l’emploi et procédure simplifiée pour les demandes relatives à un métier en pénurie.


      • 3. Les personnes disposant du statut de «résident de longue durée» dans un autre pays européen (DE 2003/109) ;

      • – Principes : accès au marché au travail dans les mêmes conditions que les ressortissants Bulgares et Roumains durant la période transitoire ;

      • – Les travailleurs « Résidents longue durée » selon la définition de la Directive européenne 2003 / 109  restent soumis à l’obligation du permis de travail ;
        – Pas d’examen du marché de l’emploi si le travailleur a déjà pu justifier d’un accès au marché du travail de 12 mois minimum préalablement à sa demande ;
        – Pas d’examen du marché de l’emploi et procédure simplifiée pour les demandes relatives à un métier en pénurie
        – la demande doit être traitée en 5 jours
        IMPORTANT : le demandeur doit disposer d’un titre de séjour conforme à la Directive 2003/109. Ce document spécifique doit être demandé auprès de l’administration compétente du pays européen de résidence (voyez la liste reprenant la traduction des mentions devant figurer sur le titre de séjour pour être opposables).


      • 4. Les travailleurs qui bénéficient d’une dérogation prévue à l’article 38§2 de l’arrêté royal du 09/06/1999, pour des cas individuels dignes d’intérêt pour des raisons économiques (pour l’employeur) ou sociales (pour le travailleur).

      • 3. A qui s’adresser ?

      • La demande doit être faite par l’employeur avant l’arrivée du travailleur en Belgique, sauf si celui-ci se trouve en séjour légal en Belgique.

      • L’octroi d’une autorisation d’occupation d’un travailleur étranger est une compétence des régions. Le lieu d’occupation définit la région compétente.

      • La demande doit être introduite auprès du bureau, du FOREM en Wallonie, à la cellule Migration et Emploi compétente en Flandre et de l’Arbeitsamt en communauté germanophone, compétent pour le lieu où le travailleur sera occupé.  Ces bureaux transmettent la demande au Ministre régional compétent.

      • A Bruxelles, l’introduction se fait directement auprès du Ministère :

      • Ministère de la région de Bruxelles-Capitale
        Direction de la politique de l’emploi et de l’économie plurielle
        Cellule permis de travail
        Gare du Nord
        Rue du Progrès, 80
        1035 Bruxelles

      • En Wallonie, auprès du

      • Service Public de Wallonie (SPW)
        Direction Générale Opérationnelle Économie Emploi et Recherche (DGO6)
        Département de l’Emploi et de la Formation professionnelle
        Direction de l ’Emploi et des Permis de Travail
        Place de la Wallonie, 1 – bâtiment 2
        5100 Jambes


      • En Flandre, auprès de la cellule Migration et emploi de la province où se situe le lieu où réside le travailleur (tandis que l’employeur qui sollicite un permis B devra introduire sa demande auprès de la cellule Migration et Emploi de la province du lieu de l’activité).

      • En Communauté germanophone, auprès de

      • Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft
        Abteilung Unterricht, Ausbildung und Beschäftigung
        Gospertstraße 1
        4700 Eupen
        Tel. 087/59.64.86
        Fax 087/55.64.75
        www.dglive.be <http://www.dglive.be>

      • Pour les adresses des cellules par Province, voyez sur le site http://www.werk.be/wg/werknemers_buitenlandse_nationaliteit/contacteer_ons.htm

      • Pour certaines catégories de travailleurs (stagiaires, artistes de spectacle, jeunes au pair, techniciens spécialisés), la demande se fait directement auprès du Service Immigration du Ministère de la Région wallonne sans passer par le FOREM.

      • 4. Quels documents joindre à la demande ?

      • L’employeur fait la demande à l’aide d’un  formulaire type « Demande d’autorisation d’occuper un travailleur de nationalité étrangère », disponible dans les Services régionaux de placement: le FOREM en Wallonie, les cellules Migration et emploi en Flandre et l’Arbeitsamt en communauté germanophone.

      • Ce formulaire doit être accompagné des documents suivants :

      • – une « Feuille de renseignements ;» si le travailleur réside en Belgique, qui doit être complétée par la commune de son lieu de résidence
        – une copie du contrat de travail
        – un certificat médical

      • En fonction de la catégorie de travailleur, d’autres documents peuvent être nécessaires. Pour certaines catégories de travailleurs (stagiaires, artistes de spectacle, jeunes au pair, techniciens spécialisés), des formulaires  spécifiques doivent être communiqués à l’administration.

      • 5. Traitement de la demande ?

      • Si l’autorisation d’occupation est accordée, elle est envoyée à l’employeur.

      • Le permis de travail B est envoyé à la commune compétente si le travailleur est en Belgique, ou au poste diplomatique compétent dans le pays d’origine si le travailleur est à l’étranger. Dans ce cas, il pourra introduire une demande d’autorisation de séjour en vue de travailler.

      • L’autorisation d’occupation et le permis de travail B ont une validité maximale d’un an. Le renouvellement de l’autorisation d’occupation se passe selon la même procédure.

      • 6. Procédure simplifiée en faveur des travailleurs issus des nouveaux Etats membres de l’UE

      • Depuis le 1er juin 2006, une nouvelle procédure, plus rapide, a été introduite en vue de pourvoir à des professions connaissant une pénurie de main d’œuvre. Cette procédure s’applique uniquement aux demandes d’autorisation d’occupation en faveur des travailleurs issus des nouveaux Etats membres de l’UE et pour certaines professions.

      • 7. Procédure simplifiée?

      • L’octroi d’une autorisation d’occupation d’un travailleur étranger est une compétence des régions. Le lieu d’occupation définit la région compétente.

      • La demande doit être introduite au bureau compétent pour le lieu d’occupation du travailleur du FOREM en Wallonie, de la cellule Migration et emploi compétente en Flandres et de l’Arbeitsamt en communauté germanophone. Ces bureaux transmettent la demande au Ministre régional compétent.

      • Documents à joindre à la demande:

      • – Le formulaire type de « demande d’autorisation d’occupation pour professions en pénurie »

      • – une copie du contrat de travail signé

      • – une copie du passeport du travailleur si ce dernier n’est pas encore présent en Belgique ou une copie du document, délivré par la commune concernée, qui confirme la situation de séjour régulière du travailleur, si ce dernier est déjà présent en Belgique (« feuille de renseignements »).

      • Lorsque le dossier est complet, il est traité dans les 5 jours ouvrables.

      • 8. Durée, refus et retrait du permis ?

      • Durée

      • Le permis B est valable pour une durée de maximum d’un an, prorogeable selon la même procédure que celle de la demande, et uniquement pour travailler chez l’employeur qui a fait la demande d’autorisation d’occupation.

      • Prolongation

      • On peut introduire une demande pour une nouvelle autorisation d’occupation et un nouveau permis de travail B en vue de poursuivre l’occupation du même travailleur dans la même profession, que ce soit ou non chez le même employeur.

      • La demande de renouvellement doit être introduite par l’employeur au plus tard un mois avant l’échéance de la validité de l’autorisation d’occupation et du permis de travail B en cours.

      • Le travailleur étranger n’est pas tenu d’exercer la même profession que celle pour laquelle le permis de travail B a été délivré, à la condition qu’il suive ou qu’il ait suivi une formation ou un cours de recyclage au FOREM, à Bruxelles-Formation, aux cellules Migration et emploi, à l’Arbeitsamt, dans un centre agréé ou un recyclage professionnel dispensé par l’INAMI.

      • Refus

      • L’autorisation d’occupation et le permis de travail sont refusés :

      • – lorsque la demande est incomplète ou incorrecte;

      • – lorsque les conditions de la loi ou de ses arrêtés d’exécution ne sont pas remplies;

      • – lorsque l’occupation est contraire soit à l’ordre public ou à la sécurité publique;

      • – lorsque des raisons d’ordre public ou de sécurité publique fondées sur le comportement personnel du travailleur le nécessitent;

      • – si l’employeur ne respecte pas les obligations légales et réglementaires relatives à l’occupation des travailleurs;

      • – lorsque l’occupation ne se fait pas conformément aux conditions de rémunération et autres conditions de travail qui régissent l’occupation de travailleurs belges;

      • – lorsqu’ils concernent un emploi dont les ressources découlant de son occupation ne permettent pas au travailleur de subvenir à ses besoins ou à ceux de son ménage;

      • – lorsqu’au moment de l’introduction de la demande, le travailleur étranger concerné fait l’objet d’une décision négative, quant à son droit ou son autorisation de séjour, qui ne fait pas l’objet d’un recours suspensif ou n’a pas été suspendue par le juge.

      • Retrait

      • L’autorisation d’occupation est retirée :

      • ·                                 lorsque l’employeur a eu recours à des pratiques frauduleuses ou fait des déclarations inexactes ou incomplètes pour l’obtenir;

      • ·                                 lorsque l’occupation est contraire, soit à l’ordre public ou à la sécurité publique, soit aux lois et règlements, soit encore aux conventions et accords internationaux en matière de recrutement et d’occupation de travailleurs étrangers;

      • ·                                 lorsque l’employeur ne respecte pas les obligations légales et réglementaires relatives à l’occupation des travailleurs;

      • ·                                 lorsque le travailleur n’est pas occupé aux conditions de rémunération et autres conditions de travail qui s’appliquent aux travailleurs belges;

      • ·                                 lorsque l’employeur ne respecte pas les conditions auxquelles l’autorisation d’occupation a été soumise;

      • ·                                 en cas de retrait du permis de travail au travailleur occupé par l’employeur.

      • Le permis de travail est retiré :

      • ·                                 lorsque le travailleur a eu recours à des pratiques frauduleuses ou fait des déclarations inexactes ou incomplètes pour obtenir le permis de travail;

      • ·                                 lorsque l’occupation du travailleur est contraire, soit à l’ordre public ou à la sécurité publique, soit aux lois et règlements;

      • ·                                 lorsqu’une décision négative sur le droit ou l’autorisation de séjour de son titulaire, qui ne fait pas l’objet d’un recours suspensif ou n’a pas été suspendue par le juge, est intervenue;

      • ·                                 lorsque le travailleur ne respecte pas les conditions auxquelles l’octroi du permis de travail a été soumis;

      • en cas de retrait de l’autorisation d’occupation de l’employeur qui occupe le travailleur.

      • 9.  Recours ?

      • Contre toute décision de refus d’autorisation d’occupation d’un travailleur étranger et de permis de travail, de retrait ou de refus de prolongation, un recours motivé peut être introduit

      • – endéans le mois de la notification de la décision
        – auprès du Ministre régional compétent
        – par courrier recommandé
        – dans une des langues nationales.

      • 10. Base légale ?

      • Loi du 30 avril 1999 relative à l’occupation des travailleurs étrangers.

      • Arrêté royal du 9 juin 1999 portant exécution de la loi du 30 avril relative à l’occupation des travailleurs étrangers.

Les centres fermés en Belgique

Interview sur les centres fermés réalisée en septembre 2011 par SPBelgique avec Evelyne de la ligue des droits de l’homme.

Il existe en Belgique six centres fermés gérés par l’Office des étrangers. La capacité totale d’enfermement de ces centres est de 628 places. Environ 7000 personnes sont enfermées chaque année dans les centres fermés.

Les centres fermés ne sont officiellement pas des prisons, mais des lieux « où un étranger est détenu, mis à la disposition du gouvernement ou maintenu », selon les termes des Arrêtés Royaux qui en fixent les règles et le fonctionnement (AR du 8 juin 2009, adoptés après l’annulation partielle par le Conseil d’État de celui du 2 août 2002).

  • Le centre INAD (pour « INADmissibles ») : il est situé dans des locaux de la zone de transit de l’aéroport de Bruxelles National et fonctionne depuis mars 1995. Il dispose de 30 places. Environ 2000 personnes y sont détenues chaque année.
  • Le centre 127 : situé en bordure des pistes, sur le territoire de l’aéroport de Bruxelles-National, à Melsbroek. Il s’agit de containers qui servent de centre fermé depuis 1988. Il dispose de 60 places.
  • Le centre 127bis : est aussi situé en bordure de l’aéroport de Bruxelles National, mais sur la commune de Steenokkerzeel. Il a été construit en 1993 et mis en fonction en 1994. Il dispose de 120 places. Environ 2000 personnes sont détenues chaque année dans ces deux centres 127 et 127bis.
  • Le centre pour illégaux de Bruges (CIB) : il s’agit de l’ancienne prison pour femmes qui a été convertie en centre fermé en janvier 1995. Il dispose de 112 places (72 hommes et 40 femmes) Environ 750 personnes y sont détenues chaque année.
  • Le centre pour illégaux de Merksplas (CIM) : il s’agit de l’ancienne colonie pour vagabonds de Turnhout, qui a été réaffectée aux « illégaux » en mars 1994 suite à l’abolition de la loi sur le vagabondage. Il dispose de 146 places. Environ 1050 personnes y sont détenues chaque année.
  • Le centre pour illégaux de Vottem (CIV) : a été construit à côté de la caserne militaire de Vottem, près de Liège, et mis en fonction en mars 1999. Il dispose de 160 places. Environ 930 personnes y sont détenues chaque année.
  • La construction d’un nouveau centre fermé à côté du 127 bis a commencé en mai 2009 et devrait être terminée pour fin 2010. Le nouveau centre remplacera le centre 127 et le centre INAD et disposera de 90 places. Son architecture tant externe (circulaire) qu’interne (cellules individuelles) en fera le centre le plus clairement carcéral. 

Qui est susceptible d’être détenu en centre fermé?

  • Des personnes « refoulées » – qui n’ont pas demandé l’asile – (elles sont placées dans le centre INAD). Ces personnes n’ont pas accès au territoire belge et vont être embarquées dans le premier avion à destination du pays par lequel elles sont arrivées (qui n’est pas nécessairement leur pays d’origine). Les motifs pour lesquels un étranger peut être refoulé sont nombreux : ne pas être porteur des documents requis, ne pas disposer de moyens de subsistance suffisants, ne pas présenter de documents justifiant l’objet et les conditions du séjour, risquer de compromettre les relations internationales de la Belgique, la tranquillité publique, l’ordre public… C’est la police fédérale chargée du contrôle de l’immigration qui a le pouvoir d’apprécier les situations individuelles et de refouler les personnes. Il n’existe, dans la pratique, aucun recours réellement effectif pour contester la mesure de refoulement ;
  • des demandeurs d’asile qui se présentent à la frontière (aéroport ou port) sans les documents requis (passeport et/ou visa) et qui demandent l’asile ;
  • des demandeurs d’asile dont la demande a été jugée suspecte par l’Office des Étrangers ;
  • des demandeurs d’asile dont l’Office des Étrangers estime que la demande d’asile doit être examinée par un autre État que la Belgique. Ils sont détenus pendant le temps nécessaire à la mise en oeuvre du transfert ;
  • des demandeurs d’asile à qui le statut de réfugié est refusé ;
  • des personnes entrées irrégulièrement sur le territoire belge ou dont le séjour est devenu irrégulier, quelles que soient les raisons de leur venue.

Ces informations proviennent du site: http://ouvronslesyeux.be

Témoignages de centres fermés(Getting the Voice out)

                                                                                               Gettingthevoiceout

                                                                                              www.gettingthevoiceout.org

Getting the Voice Out est un site qui collecte les témoignages des personnes détenues en centres fermés, afin de porter leurs récits à l’extérieur des murs et de rendre ainsi public ce que les autorités s’efforcent de cacher.

Le site est maintenant accessible en trois langues séparées (Français, Anglais et Néerlandais), le flux RSS fonctionne (possibilité d’être averti dès qu’un nouveau post est publié).

Nous continuons bien sur à alimenter le site en nouveaux témoignages, pour rappeler régulièrement que des centaines de personnes subissent ces centres quotidiennement.

Nous avons également créé plusieurs nouvelles rubriques :

En savoir plus – D’autres témoignages : Rubrique qui regroupe des liens vers d’autres sites en Europe qui ont la même vocation que Getting the voice out, c’est à dire donner une tribune aux personnes enfermées dans les centres de la honte.

Les centres fermés – Textes d’opinion : Une rubrique qui nous laisse la possibilité de publier des textes de personnes extérieures, qui nous semble intéressant de relayer. Cette rubrique sera complétée au fur à mesure des découvertes et des suggestions.

Les centres fermés – Actions dans et devant les centres : Le but est de rassembler toutes les infos sur les luttes qui nous parviennent de l’intérieur des centres fermés en Belgique, via des visiteurs ou des prisonniers. Mais également de créer un historique des actions de soutien et de solidarité qui ont lieu devant les centres. Les suggestions sont également les bienvenues.

Les centres fermés : Dernière rubrique, mais pas des moindres puisque nous somme encore en train de bosser dessus. Elle regroupera toute une série d’information sur ce que sont les centres fermés en Belgique… Nous aurons donc : Qui gère les CF ? Qui trouve-ton dans les CF ? Criminalisation et stigmatisation ? Les conséquences physiques et psychologiques de la détention – Les enfants – Les cas Dublin – Quels sont les CF en Belgique ? Les réalités de vie dans les CF – Des témoignages sur l’enfermement –  La durée de détention –  Le recours à l’isolement – L’accès à la connaissance des droits – L’accès aux soins – La menace de l’expulsion – Les CF en Europe – Frontex

Enfin, les rubriques films et radios sont toujours accessibles, et nous avons toujours besoin de suggestions pour les compléter.
Donc si vous avez des idées sur des sites, des films, des radios ou des documents que nous pourrions mettre en lien sur le site, n’hésitez pas à envoyer un mail à gettingthevoiceout(a)vluchteling.be
Vous pouvez également demander à être inscris dans la newsletter, que nous essayerons d’envoyer régulièrement.

(N’hésitez pas non plus à changer le lien du site sur vos pages Internet et à faire passer cette nouvelle adresse dans vos mailing, afin que le site soit mieux référencé et que d’autres puissent découvrir ces témoignages… qui sont plus que jamais d’actualité.)

Merci à tous,
Getting the voice out

Nouveaux témoignages :

– Ce n’est pas logique de traiter les gens de cette façon :

– Je n’ai plus assez de courage :

– Quand je le vois, je vois la mort ! :

– L’avion est pour demain :

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On m’a séparée de ma fille !

 10/05/11 – Témoignage par téléphone d’une femme Iranienne enfermée au 127 bis.

Expliquez-nous comment et quand on a voulu vous expulser, et comment vous l’avez vécu?

Mon mari, ma fille de 16 ans et moi-même sommes arrivés il y a 2 mois en Belgique. Nous avions quitté l’Iran à cause de mes problèmes avec le gouvernement iranien et nous sommes venus en Belgique pour y introduire une demande d’asile. Après ma première interview, malgré l’aide d’un avocat et toutes les preuves que j’ai fournies, notre demande a été refusée. J’ai alors introduit un appel mais ils n’ont même pas réexaminé mon dossier. On m’a appelée quelques jours plus tard et annoncée qu’on viendrait me chercher le dimanche suivant car que je devais quitter la Belgique et rentrer en Iran.

J’ai demandé à avoir un traducteur, parce que je ne comprenais pas tout ce qu’ils disaient, mais ils ont dit qu’il y aurait un traducteur à l’aéroport. Ils sont venus nous chercher, nous ont amenés à l’aéroport et ils nous ont séparés mon mari, ma fille et moi. Ils m’ont mise dans une chambre et mon mari et ma fille dans une autre chambre séparée !

Je n’arrête pas de leur dire que je ne peux pas retourner en Iran et qu’une fois arrivée dans ce pays, le régime Iranien me mettra en prison pour le reste de ma vie.

Ce jour-là, on ne m’a pas expulsée mais on m’a séparée de ma famille et on m’a amenée dans ce centre fermé. Mon mari et ma fille n’ont pas arrêté de pleurer et de supplier pour qu’on ne m’emmène pas, mais rien à faire. Et ça fait 10 jours que je suis ici et que je n’ai pas des nouvelles de ma fille et de mon mari. Ma fille a un problème cardiaque et un taux élevé de cholestérol.

Ici, c’est comme une prison. Pour quel crime m’a-t-on amenée ici? Je n’ai tué personne, je n’ai rien volé. Tout ce que j’ai fait, c’est venir ici et introduire une demande d’asile. Si je voulais aller en prison, je ne me serais pas enfuie d’Iran et je serais allé en prison là-bas! Dites-moi à quelle page du livre des droits humains il est écrit qu’on peut traiter un être humain de cette façon. Où est-il écrit que l’on puisse séparer une mère de sa fille pendant 10 jours?

Ça fait 10 jours que je suis ici, on me traite très mal. Au cours de ces 10 jours, on m’a annoncé trois fois qu’on allait m’expulser. Mon moral est très bas, je suis malade, je n’ai pas de nouvelles de ma famille. En Iran, j’étais directrice d’une crèche, j’avais une vie assez confortable. J’ai juste quitté l’Iran à cause de mes problèmes ! Je n’arrive pas à y croire. Pourquoi dois-je me retrouver ici dans une prison?!

Comment vous traite-t-on dans le centre fermé?

Très mal, comme des animaux! Je vous donne un exemple: mon mari a pris un avocat pour moi et l’avocat m’a dit que je pouvais introduire une deuxième demande d’asile d’ici. Je l’ai fait et on me l’a refusée à nouveau! Le lendemain, ils sont venus et m’ont dit qu’ils allaient m’expulser! On m’a séparée des autres et on m’a amenée au deuxième étage. J’ai attendu pendant deux heures dans une pièce avec deux policiers. A la fin, ils sont venus et m’ont dit qu’il fallait y aller. Mais ils parlaient anglais et moi je ne comprennais rien. La seule phrase que je répétais c’était : “aidez-moi”, mais personne ne m’écoutait ! Je me suis attachée au radiateur pour me défendre. Ils m’ont frappé si fort sur la main que j’ai plein de bleus sur les doigts! Il y avait 10 personnes avec des gants, on m’a soulevée de terre comme on soulève un mouton ! Pouvez-vous imaginer?! On m’a jetée dans un camion de la police comme dans une cage ! A l’aéroport, j’ai embrassé la main de tous les policiers, personne ne m’a écoutée ! On m’a traitée comme un déchet !

Nous sommes des demandeurs d’asile. Si nous avons quitté notre pays, ce n’est pas parce que nous n’avions pas de maison. Nous ne sommes pas des analphabètes. Depuis que je suis venue en Europe, je n’ai pas vu les droits de l’homme dont on parle tout le temps, et encore moins les droit de la femme. Pourquoi me traite-t-on comme un déchet? Pourquoi casse-t-on ma personnalité ? Qui est responsable des crises de ma fille?

Nous sommes juste venus pour introduire une demande d’asile. Si je perds ma fille, je n’aurai plus rien, je n’aurai aucune raison de me battre! (en pleurs) On ne nous a pas traités comme des êtres humains. Je connais les lois et je sais que rentrer dans un pays sans permission, c’est contre les lois, mais pas comme ça … On a juste fait une demande d’asile. Pourquoi on m’a pris ma fille? Pourquoi on m’a séparée de ma famille? On ne peut pas rentrer en Iran, pourquoi doit-on être dans une prison?

A l’intérieur, il y a des choses que l’on ne veut pas montrer

28 janvier 2011 – Témoignage d’un détenu par téléphone lors d’une action devant le centre fermé de Merksplas

Allo ? Oui, bonjour !

Je suis ici en face de votre drapeau là. (Où est écrit le numéro de téléphone)

Qu’est-ce que vous voulez savoir de nous en général ?

Le problème ici c’est qu’on est des illégaux. On n’est pas des criminels. Le problème c’est qu’avant que tu rentres ici, on te prive de ton portable si ton portable a une caméra ou quelque chose comme ça. Donc à l’intérieur il y a des choses qu’on ne veut pas montrer. Et puis le manger est une catastrophe. Et il y a quatre blocs et dans chaque bloc il y a plus de cinquante personnes. Nous n’avons pas le droit de dormir à l’heure que nous voulons. On doit dormir à 9h30. Tu sais, on est obligé de dormir à 9h30. L’après-midi, tu n’as pas le droit de manger à 2-3h, tu as le droit de manger seulement à 1h.

Et puis pour le dîner aussi, pareil, tu as le droit de seulement manger à 18h30 et donc si tout le reste de la nuit tu as faim, c’est ton problème.

En tout cas ici c’est la merde, si c’est ce que vous voulez savoir.

Le moment de pause, c’est de 2h30 à 3h30, après le manger, quoi.

Non, non, le matin, on reste dedans. Le problème : A l’intérieur, ce sont des personnes qui n’ont rien fait, il y a des personnes qui ont fait la demande de régularisation depuis 6 ans, 10 ans, 11 ans et elles ont seulement eu l’avis négatif. Donc moi, ce que je vois c’est que la Belgique, pour l’instant, ne veut plus d’immigrés. Et il y a des personnes qui ont quitté leur pays depuis 6 ans, 8 ans, 10 ans… C’est pas logique, c’est dingue.

(Voix par derrière) On est en prison ici.

Chaque semaine il y a des dizaines de personnes qui partent et des dizaines de personnes qui viennent. Le problème c’est que  comme il y a des gens qui gagnent leur vie dans le centre ici, ils ne veulent jamais que le centre soit vide. Le problème, c’est que chacun a son histoire, mais moi je fais partie des personnes qui ont fait la demande de régularisation. Et l’avis était négatif, pour des causes inexplicables parce que si une personne est restée 8 ans, 10 ans dans le pays, elle a le droit d’avoir ses papiers !

Attends, je te donne un de mes frères qui voulait parler avec toi, s’il te plait.

(Autre personne)

Il y a devant moi un monsieur qui est marié et qui a trois enfants. Ils l’ont déjà envoyé deux fois à l’aéroport, l’ont frappé. À un autre ils ont fait une piqûre. Il y a une autre personne qui est mariée et depuis 10 ans ici, ils l’ont frappé et sont agressifs avec lui pour le voyage.

L’autre fois, il est revenu les yeux verts, tu vois. Ils lui ont mis les menottes et l’ont scotché. Il s’est un peu débattu parce qu’il ne voulait pas partir avec eux.

Alors ils l’ont frappé, l’ont mis en bas, ils ont écrasé sa tête avec le pied. Et ils ont fait beaucoup de bêtises avec lui. Et même une autre personne à côté de moi dans le cachot, elle criait, criait, alors ils sont entrés, dix chefs d’ici et ils lui ont fait une piqûre. Alors il est parti comme un robot et tu vois, maintenant il ne peut pas marcher, il ne peut rien faire.

Il y a un homme qui s’appelle Obama et il a deux filles ici. Une de neuf ans et une de six ans. Il est marié depuis plus de dix ans et ils veulent l’envoyer en Afrique.

Maintenant il est à l’aéroport. Il a deux enfants ici et se retrouve à l’aéroport !!!! Comment ça !!! Ça c’est pas quelque chose de bon, tu vois !

(Retour au premier homme)

On était entrain d’expliquer quelque chose là, c’est très important. La police l’a bien, bien frappée. Quand il est revenu ici, dans la chambre, il ne pouvait plus marcher.

Mais ici, ma sœur, on ne peut pas vous expliquer ce qui se passe ici. Si tu as un portable avec une caméra, on ne te laisse pas rentrer avec ici, parce qu’il se passe des choses telles qu’on ne veut pas qu’à l’extérieur, les gens le sachent.

C’est ça le problème.

Qu’est-ce que vous voulez savoir encore ?

Bon là c’est l’heure de manger, je pars pour manger.

Mais je vous rappelle.

Ça va merci. On est très content de vous et on est heureux de vous, quoi. Merci.

Vidéos : VUB près de 100 jours de grève de la faim.

VUB: près de 100 jours de grève de la faim

16/04/12

        Les 23 sans-papiers hébergés dans un bâtiment appartenant à la VUB boulevard du Triomphe sont en grève de la faim depuis 94 jours. Leur état de santé décline. Ils demandent un titre de séjour et un permis de travail. Mais les autorités refusent d’accéder à leur demande.

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3 février 2012


Action réalisée devant le bureau de la Secrétaire d’État à l’Asile, à l’Immigration et à l’Intégration sociale, Madame Maggie de Block.

Action de soutien aux grévistes de la faim de la VUB et de soutien, en général, à la cause des sans-papiers.

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19 Janvier 2012

L’enfer, c’est les centres

Vidéo sur :   http://www.coup2pouce.be/centresfermes#more-919

L’enfer, c’est les centres par coup2pouce

En travaillant sur les impressions des participants à propos des centres fermés, nous avons brodé une émission subjective sur les conditions qui s’y vivent. Plusieurs témoignages entrelacés de moments plus créatifs permettent de rentrer dans l’expérience en centre fermé.


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Mardi 6 decembre 2011

ULB – Action pour le soutien des Sans-Papiers

Barrage filtrant organisé à l’ULB pour sensibiliser les jeunes étudiants au sordide sort réservé aux personnes sans-papiers en Belgique et partout en Europe.
Sans droits, ils se retrouvent dans diverses situations précaires (travail, sécurité sociale, accès aux soins de santé et au logement, etc.).

plus d’infos sur les sites d’associations diverses, et sur
http://gettingthevoiceout.wordpress.com

Réunions tous les mercredis midi au 151 avenue Buyl. 5 occupations ont actuellement pris place aux alentours de l’ULB, après l’expulsion des sans-papiers du Polygone (227b chaussée d’ixelles) et après une occupation de la place Fernand Cocq

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Interview réalisée par SPBelgique avec Evelyne de la Ligue des Droits de l’homme.

Informations sur les centres fermés.

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Le mardi 19 juillet, près de 200 sans-papiers ont manifesté devant les bureaux du cdH et devant le cabinet du secrétaire d’État à la politique de Migration et d’Asile, Melchior Wathelet.
Nous avons interrogé les manifestants sur les raisons de leur engagement.

Bachir du SPBelgique et Olivier de Bxlaique

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Les Indignés « SANS… » de l’avenue Stalingrad (proximité gare du midi)

VIDEO : assemblée du 30 juin avec début du campement qui aura duré toute la nuit dans une ambiance calme et fraternelle. La police a décidé de ne pas laisser faire. Le lendemain matin, le camp a du être

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On vit ici, on bosse ici, on reste ici, mais pas sans droits!

Vidéo de la manif du 11 mai 2011 organisée par spbelgique

Mensen zonder papieren wachten al 18 maanden op regularisatie:

http://www.dewereldmorgen.be/video/2011/05/11/mensen-zonder-papieren-wachten-al-18-maanden-op-regularisatie

Trailer : Welcome to Europe!