SPBelgique exprime toute sa solidarité avec les jeunes grévistes de la faim du comité de soutien aux sans-papiers afghans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SPBelgique exprime toute sa solidarité avec les jeunes grévistes de la faim du comité de soutien aux sans-papiers afghans.

Nous valorisons beaucoup l’engagement sans failles de ces jeunes militants aux côtés des sans-papiers et nous comprenons les raisons qui les ont poussé à faire ce geste courageux ; le déni et la mauvaise foi évidente avec lesquels le gouvernement traite la question des sans-papiers afghans est irresponsable.

 

 Cependant, nous pensons que la lutte pour la reconnaissance des droits des sans-papiers et pour l’abolition de ce statut infra-humain est un combat long et sinueux et qu’il exige de la détermination, de la patience et de la persévérance ainsi qu’une organisation politique efficace. C’est comme cela que nous pourrons construire le rapport de force et le soutien nécessaire pour voir nos revendications satisfaites.

 

SPBelgique appelle toutes les forces politiques, collectifs et tous les citoyens indignés à agir de manière unitaire pour faire entendre la voix des sans-papiers dans cette période électorale qui s’annonce et exiger leur régularisation collective.

 

 Justice pour les Afghans. Justice pour tous les sans-papiers.

 

Régularisation collective de tous les sans-papiers.

Toutes et tous à la manifestation du 28 novembre à 13h au Mont des Arts, Bruxelles: plus d’info içi.1397809_1384534441790331_1267738233_o

 

 

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Manifestation en hommage

aux victimes d’une politique migratoire

cynique et inhumaine

« Ceux que l’on expulse d’ici, sont les mêmes que ceux qui sont morts à Lampedusa »

Samedi 19 octobre à 14h, carrefour Art-Loi (fin à la Place du Luxembourg)

A Bruxelles, des centaines d’Afghans manifestent tous les jours pour faire reconnaître l’évidence : l’Afghanistan est en guerre et ils sont en danger.

La lutte des réfugiés afghans a montré une formidable détermination et une grande conscience politique. Depuis des mois, ils se battent contre le traitement inhumain et illégitime qui leur est réservé par les autorités belges : expulsion vers un pays en guerre, familles encouragées à choisir le « retour volontaire », évacuations à répétition des immeubles où ils se réfugient pour ne pas se retrouver à la rue, femmes et enfants victimes de gaz lacrymogènes et de jets d’eau.

En Belgique, plus personne ne reçoit de régularisation médicale. L’Europe estime que mourir du SIDA en Afrique faute de médicaments n’est pas une atteinte grave aux droits fondamentaux.

A Lampedusa, on parle de donner la nationalité italiennes aux centaines de cadavres alors que les survivants risquent la détention et l’expulsion.

Partout en Europe, les sans-papiers se cachent parce qu’ils ont peur. Partout les mêmes victimes et la même répression. Nos politiciens veulent se montrer le plus dur possible, comme si l’inhumanité était le principal enjeu électoral.

La politique de l’Europe Forteresse se fait toujours plus dure, toujours plus stricte, toujours plus inhumaine. La politique migratoire actuelle est criminelle, elle tue et tuera encore.

Cette même politique, de manière cynique, favorise l’exploitation de la misère qu’elle crée. La répression n’a jamais été aussi forte.

Mais en face, la solidarité et la détermination grandissent elles aussi. Notre responsabilité est de dire « ça suffit ! ».

Le silence face à la fermeture criminelle des frontières et à la détresse et l’exploitation des sans-papiers est complice.

Pour que tout cela cesse, nous exigeons la liberté de circulation et la régularisation de tous les sans-papiers.

Justice pour les afghans en lutte, justice pour tous les sans-papiers, justice pour les morts de Lampedusa.

We want Justice!

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spbelgique@gmail.com

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Communiqué de presse

Qui ? Collectif Sans-Papiers Belgique                   

Quoi ? Rassemblement devant le cabinet du secrétaire d’état à la politique de migration et d’asile, madame Maggie de Block au 115 boulevard de Waterloo 1000 Bruxelles

Quand ? Vendredi 31 mai 2013 de 15h30 à 17h30

Ce vendredi 31 mai 2013 se tiendra un rassemblement devant le cabinet de la secrétaire d’état à la politique de migration et d’asile, madame Maggie de Block, et ça suite à un appel du collectif Sans-Papiers Belgique soutenu par la coordination de la marche belge de solidarité Avec ET Sans-Papiers du mois dernier(voir :http://marchebelgique.wordpress.com/ ).

Différents collectifs venus de Gand, Anvers, Liège, Leuven et La Louviers se joindront à ce rassemblement. Une façon de démontrer que cette marche a permis de  créer un réseau d’échange et de solidarité.

A l’approche des prochaines élections et dans cette période, ou règne un climat de peur et de crise, favorisant  la montée des discriminations envers les personnes précarisées en générale et poussant au repli et à la concurrence entre les différentes catégories qui subissent en premier lieu les mesures d’exclusion et de répression. En réponse à cette volonté de faire des personnes Sans-Papiers les bouc-émissaires, des personnes solidaires avec papiers, travailleurs précaires et organisations de soutien témoigneront de leur engagement dans la lutte des sans papiers.

Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de répondre au discours officiel qui domine l’espace publique et médiatique. Car derrière les chiffres et les différentes nouvelles restrictions qu’avancent les responsables politiques comme solution, se cache  une autre réalité . Une zone de non-droit ou souffrent des milliers de personnes, des fois dans des situation d’extrême urgence médicale ou humanitaire. Mais malgré cette souffrance, des personnes Avec et Sans-Papiers ont voulu continuer leur marche ,rejoints par celles et ceux qui les ont croisé sur leur chemin afin d’exprimer leur solidarité et demander une autre politique qui tient compte de l’égalité pour tous en matière de liberté et d’accès aux droits fondamentaux.

D’autres mobilisations mensuelles suivront, le collectif Sans-Papiers Belgique appelle à une vigilance face à la régression en matière des droits des migrants en général.

Pour le Collectif Sans-Papiers Belgique :

Contact de presse : 0498/460 945

Avec le soutien de :

La coordination de la marche de Solidarité Belge Avec et Sans-Papiers.

La coordination de la marche du migrant de la région du centre :

http://marchemigrants.blogspot.be/

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Perscommuniqué

Wie ? Collectief mensen zonder papieren België

Wat ? Samenkomst voor het kabinet van staatssecretaris Maggie De Block, Waterloose Steenweg 115 1000 Brussel

Wanneer? Vrijdag 31 mei om 15u30

Vrijdag 31 mei  wordt een bijeenkomst georganiseerd voor het kabinet van de staatsecretaris van Asiel- en Migratie, als gevolg van een nationale oproep van het Collectief Mensen zonder Papieren België. Als eerste publieke actie na de Mars van Mensen met en zonder papieren die de steden Gent, Antwerpen, Luik, Leuven en la Louvière aandeden vorige maand, zal deze bijeenkomst een manier zijn om te tonen dat deze mars een netwerk van solidariteit en uitwisseling heeft gecreëerd.

In het licht van de komende verkiezingen werkt een klimaat van angst en crisis een verdere discriminatie van kwetsbare groepen in de hand, waarbij een concurrentiestrijd ontstaat tussen degenen die het allereerst door deze repressieve maatregelen worden geraakt. In weerwil van deze ontwikkeling om zondebokken te gaan zoeken, zullen mensen met papieren, zonder papieren, precaire werknemers en ondersteunende organisaties tijdens deze bijeenkomst hun engagement kracht bij zetten. Deze bijeenkomst is eveneens de gelegenheid om het ‘hoera’discours inzake asiel en migratie te weerleggen. Achter de cijfers en de nieuwe beleidskeuzes gaat een andere realiteit schuil. Het gaat over een zone waar recht niet heerst, waar duizenden personen soms in humanitaire of medische hoogdringende situaties aan hun lot worden overgelaten.

Ondanks deze lijdensweg hebben mensen met en zonder papieren hun mars verder gezet, bijgestaan door hen die ze op hun weg hebben getroffen, om hun solidariteit uit te drukken, gelijkheid te eisen, en een gelijke toegang tot grondrechten af te dwingen. Maandelijks zullen er mobilisaties zijn, het Collectief Mensen zonder Papieren België wil op deze manier waken over de verdere afbrokkeling van de rechten van de migrant.

Perscontact : 0498/460 945

Met de steun van :

De coördinatie van de Belgische solidariteitsmars van mensen met en zonder papieren

De coördinatie van de migrantenmars ‘de la région du centre’ :

http://marchemigrants.blogspot.be/

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L’appel d’un Sans-Papiers face au châtiment de déesses de l’enfer

O pro-déo….

Qui décrira nos vies désormais ? Qui soulignera dans nos récits un fait, un incident et des évènements?  Maintenant que aux portes du palais on fait payer celles et ceux qui viennent te réclamer justice.

Maintenant que nos malades peuvent crever en toute légalité. Que nos enfants peuvent érer jusqu’à l’infini. Que nos familles sont mises directement dans des cages. Que nos femmes et nos hommes sont enfermé-e-s de plus en plus, pourchassé-e-s, maltraité-e-s, humilié-e-s et détruit-e-s.

Hier encore un nouveau centre. Certains disent ouvert. Mais  ce sont celles et  ceux qui vont y passer qui peuvent en témoigner. De l’extérieur on ne voit que les origines et les effets.

Hier encore une nouvelle restriction, un nouveau cri sorti des centres fermés. Et aujourd’hui encore et demain encore pire. Et le pire c’est que dans tout cela la solidarité souffre, étouffée ou aveuglée.

Maintenant que les portes se ferment l’une après l’autre. Maintenant que –à nouveau- la peur de l’incertitude et de l’avenir fait grimper les sondages. La peur de celui qu’on accuse facilement.

Alors quoi face à tout cela ?

Essayer de recoller les morceaux ou inventer autre chose.

Pleurer la perte d’un droit.

Puis d’un autre…

Pleurer tout une fois pour toute.

Accomplir son deuil et continuer la route malgré tout

En encaissant les claques une après l’autre, mais toujours la tête haute.

Contre le châtiment des déesses de l’enfer la question ce n’est même pas est ce qu’on peut réaliser des revendications mais plutôt à quel point on peut encore résister? Quelle alternative peut-on mettre en place? Et dans quel mesure le grain de sel qu’on apporte fera avancer cette lutte. Une lutte qui se cherche encore.

Une agitation interminable. Des divergences. Conflits d’égo et d’intérêts. Mais un brin d’espoir dans tout ça.

Alors  au moins que  cette  énergie dépensée produise de l’effet.

Que nos différences  ne soient pas des bâtons dans nos roues.

Que même si on n’arrive pas à serrer les mains qu’on se tire pas des balles dans nos pieds.

Que nos frustrations ne génèrent pas la haine et le mépris.

Que le mixte de tout ça ne détruit pas le peu de confiance qui reste.

Le sans papiers entre quête et conquêt‏e

Ce que je dois à la naïveté

Comment expliquer tout le chemin qui conduit l’immigré à acquérir ce statut de sans papiers ? La raison, le moyen, la méthode et le lieu de départ, conditionnent son statut dans la société d’arrivée. Il vit dans un monde parallèle aux autres. Son nouveau monde  ne ressemble en rien à l’image qu’on lui a fait miroiter un jour, bien avant son départ. Et rares sont ceux qui le connaissent et le reconnaissent. Certains remettent en question les raisons de son départ, d’autres, le moyen et pour d’autres encore c’est son objectif et son rôle qui posent problème.

Qu’il soit là pour conquérir des acquis sociaux ou en quête de survie, la personne sans papiers n’a bien souvent rien à se reprocher. Pas plus qu’on ne peut lui reprocher sa nature humaine. Mais certains pensent que c’est lui, et pas les autres, qui aurait dû rester chez lui malgré tout. D’autres disent c’est à nous de nous entraider pour lui faire une place. Il y en a même qui pensent qu’il doit changer de but et renoncer à sa quête.

Il est devenu un émissaire malgré lui, portant un vrai message qui nous alerte des conséquences de nos actes. Ce message ne trouve pas encore assez d’écho. Un message dissimulé dans une multitude d’informations mensongères. Criminalisé, on l’expulse pour promouvoir politiquement la répression. Assisté, on le soigne pour faire croire à l’humanité de la société. Sans voix, on lui fait porter la responsabilité de toutes les accusations. Il devient le bouc émissaire des maux sociaux.

Ceux qui croient que les dispositifs répressifs constituent une réponse durable à ce problème social ne se trompent pas dans une vision à court terme. Pour eux l’avenir importe peu. Tant que le mouvement ne s’exprime pas d’une voix audible, ces décisions politiques pourront se perpétuer et continuer à se durcir. Entre temps, privés des informations nécessaires à la compréhension juste du phénomène qui permettraient d’y apporter une réponse pertinente, la misère fait des ravages. La frustration, étouffe toute initiative des acteurs impliqués. Comme la rouille, elle gangrène et ankylose le lien avec la réalité. A chaque contact, il sonne comme un grincement. Mais un grincement peut annoncer de bonnes nouvelles.

Un « collectif de sans papiers » naît pour mourir

 

Par « collectif de sans papiers » j’entends un rassemblement de sans papiers autour de leur régularisation. Ils n’ont pour objectif que de faire cesser ce qui est la raison d’être de leur regroupement.

 

Un « mouvement de sans papiers » ne peut exister sans les sans papiers

Par « mouvement de sans papiers » j’entends toute initiative qui converge pour mettre fin de manière définitive à l’existence du statut de sans papiers. Mais plus ce mouvement grandit, plus il devient lourd. Plus il se trouve un visage et une identité, plus il devient complexe pour lui de porter les messages de tous ceux qui lui ont fait confiance, d’une manière naïve, utilitaire ou simplement par stupidité. Finalement, le résultat est le même : ses membres finissent par le quitter un jour. Et le mouvement finit par s’écrouler de lui même. Mais le souffle de cette destruction attise des étincelles. Après chaque démantèlement, il ressuscite de ses cendres et cherche une nouvelle forme.

 

S.A